La pire expérience d’entretien de ma vie :
Dès le premier entretien, c’était directement avec le CEO, Charles. Il est arrivé avec 15 minutes de retard — bon, d’accord, ça peut arriver, tout le monde peut être occupé.
L’entretien a commencé immédiatement avec un logiciel d’analyse basé sur l’IA, sans m’en informer ni demander mon consentement. Il m’a ensuite demandé de me présenter, pourquoi j’avais quitté mon précédent emploi et quelles étaient mes attentes salariales.
Mais dès que j’ai mentionné que j’étais étrangère et que j’aurais besoin d’une autorisation de travail, le CEO a immédiatement trouvé une excuse, disant que je ne correspondais pas aux critères du poste. À ce moment-là, l’entretien n’avait même pas duré 17 minutes.
Pendant tout ce temps, il ne m’a posé aucune question en lien avec le poste lui-même.
Je comprends que beaucoup d’entreprises françaises ne souhaitent pas s’occuper des démarches liées au permis de travail, mais le minimum, c’est de respecter les gens.
J’avais passé tout le week-end à étudier leur site web et leurs activités pour bien préparer cet entretien… pour qu’au final, il ne daigne même pas me consacrer 30 minutes, et se lève simplement pour partir.
Franchement, quel manque de professionnalisme.
Et maintenant, je comprends pourquoi cette entreprise SaaS, qui semblait pourtant prometteuse, n’a qu’une vingtaine d’employés après six ans d’existence, et pourquoi, d’après les publications sur leur page LinkedIn, le taux de départ est si élevé.
Ah oui, j’ai aussi envoyé un e-mail de suivi au PDG pour lui demander ce qui, selon lui, ne correspondait pas à leurs attentes, et pour confirmer s’ils avaient bien utilisé un outil d’analyse par IA pendant l’entretien.
Devine quoi ? Il n’a jamais répondu.
J’ai rencontré beaucoup de petits patrons arrogants et impolis, mais celui-ci bat vraiment des records !